Un plan mondial de restauration des territoires

Un plan mondial de restauration des territoires

Un plan mondial de restauration des territoires 704 426 Sébastien BAGES

L’Organisation des Nations Unies a pour objectif de restaurer 150 millions d’hectares de terres dégradées dans le monde entier d’ici à 2020 – mais les spécialistes de la restauration écologique basés à la University of Western Australia soulignent que cela se révélera être un défi de taille, à moins que les gens comprennent qu’il faudra plus que simplement planter des arbres.


Myles Menz, candidat-doctorant de l’École de l’UWA en biologie végétale, est l’auteur principal d’un article publié dans Science, qui soutient que les lacunes dans les connaissances doivent être identifiées, les capacités développées et la recherche traduite en actions politiques et pratiques, afin de réussir dans les projets de restauration à l’échelle des paysages.

Avec l’aide du professeur et lauréat australien Fellow, Kingsley Dixon et, le professeur Winthrop, Richard Hobbs, M. Menz propose un plan en quatre points pour assurer une bonne qualité et suivi de la restauration, tout en ayant la reconnaissance qu’une prévention des pertes et dommages environnementaux sont mieux que la réparation après sinistre.

Leurs quatre points sont les suivants :

  • Identifier les régions avec des exigences élevées de restauration (comme les terres arides, qui souffrent cruellement du changement climatique) ;
  • Identifier les lacunes dans les connaissances et hiérarchiser les besoins de recherche ;
  • Créer des pôles de connaissances de restauration environnementale ;
  • Exposer la viabilité politique de la restauration en montrant les avantages économiques et sociaux qui assureront leur faisabilité.


Les auteurs mettent aussi en lumière un certain nombre d’échecs et de succès internationaux à ce sujet, et soulignent que dans certaines régions – comme la zone prioritaire de la biodiversité mondiale au sud-ouest de l’université australienne – les besoins de restauration dépassent de loin les connaissances scientifiques.

« La science de restauration est souvent loin des revendications concrètes », a écrit dans l’article M. Menz. « Préalablement la restauration des forêts du sud-ouest de l’Australie, elle consistait à planter des espèces non-indigènes et non-locales, se basant sur ce qui était la meilleure pratique de l’époque. Par conséquent, des programmes scientifiques ont été entrepris afin de combler ces lacunes dans les connaissances ».

Les auteurs citent d’autres initiatives comme China’s Great Green Wall (la Grande Muraille Verte chinoise), où de grandes plantations d’arbres non-indigènes auraient endommagé plus encore les écosystèmes locaux.

L’objectif des auteurs est de mettre en évidence les questions auxquelles ces projets de grande envergure devront faire face, tout en priant la communauté de restauration des milieux écologiques de penser globalement, et de s’engager avec plusieurs intervenants afin de renforcer les capacités à relever ces défis.

Citations de Science Alert, via University of Western Australia
Crédit image À-la-Une : Les quatres points sont : identifier les régions avec des exigences élevées de restauration, identifier les lacunes dans les connaissances, créer des pôles de connaissances, exposer la viabilité politique de la restauration en montrant les avantages économiques et sociaux. © JohnnyLye / iStockphoto


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Sébastien BAGES
About the author

Sébastien BAGES

Plus de trois années de travail passionné sur Civilisation 2.0 Actus, et fondateur de l'association Civilisation 2.0, je mets à contribution mon expertise de veille technique et scientifique, mon analyse de chef de projet, mon engouement pour la science et ses outils, et mon expérience dans le développement stratégique afin d'offrir à tous ce qui en résulte.

2 commentaires
  • Un plan mondial de restauration des territoires | Autres Vérités | Scoop.it 8 février 2013 à 16h41

    […] L’Organisation des Nations Unies a pour objectif de restaurer 150 millions d’hectares de terres dégradées dans le monde..  […]

  • Mon point de vue, c’est qu’entreprendre la conservation d’un écosystème relève d’une approche patrimoniale qu’il faut exclure. J’ai l’impression qu’on ne peut connaître la nature et le fonctionnement des écosystèmes que comme une mécanique, or nos modèles sont toujours réducteurs et il faudrait une connaissance absolue de l’écologie pour pouvoir entretenir et protéger les écosystèmes dont nous dépendons, c’est sans fin! Car dans le même temps, nous les détruisons et les indicateurs sont dans le rouge. Aussi, je pense qu’il faudrait réfléchir à comment innover et “créer des écosystèmes” plutôt que de préserver les écosystèmes existants. Il faut réfléchir à une coévolution avec la nature, et laisser de côté notre approche possessive, où nous voulons tout contrôler, en créant des parcs, des réserves, etc. Puisqu’il est impossible de créer des zones dans lesquelles l’homme n’aurait pas le droit d’accéder, dans la mesure où la pauvreté poussera toujours les hommes à en exploiter les ressources naturelles, je dis qu’il faut réfléchir à comment “féconder des écosystèmes” et créer de la vie, (on pourrait appeler ça des écosystèmes de synthèse, oui, et alors?) et pas qu’humaine (on atteint 7 milliards, pour ça on est champions déjà…)

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