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Pourquoi je déteste le libre arbitre – Mon grain d’sel : J’assume

Pourquoi je déteste le libre arbitre – Mon grain d’sel : J’assume

Pourquoi je déteste le libre arbitre – Mon grain d’sel : J’assume 450 393 Thierry Desesquelle

Pourquoi je déteste le libre arbitre – Mon grain d’sel – Sommaire :


 

J’assume

Dans ce pays de 6 à 16 ans, le socle commun est obligatoire. Je ne discuterai pas du bien-fondé ou non de ce propos, là n’est pas la question, j’en retiendrai que l’enfance et la préadolescence sont soumises à une « éducation » qui, globalement, dure environ six heures effectives + au minimum une heure de leçons et / ou devoirs (terme hautement symbolique). Plus d’un quart de la journée est consacré à des matières non choisies, enseignées pour tous au même rythme et dans les mêmes conditions de consommation / régurgitation quasi passive. Se dire que chaque cerveau fonctionne à l’identique sur le temps de réception et de compréhension, paramètres qui établiront des critères de notations distinguant le bon élève du mauvais (sachant que l’élève est une personne, un bon élève est-il une bonne personne et un mauvais élève une mauvaise personne ?), est un système de référence aussi abouti que d’imaginer chaque corps fonctionnant d’une manière similaire en rapidité et en agilité.

Ajoutons à ces sept heures non choisies, un minimum d’une à deux heures d’un temps de consumérisme totalement passif, celui du temps de cerveau disponible et télévisuel, et nous obtenons un tiers de journée de prise en charge déléguée. Ajoutez huit heures de sommeil et d’une heure à une heure et demie de repas (quatre repas compris) et il en résulte six heures de pendule où nous pouvons disposer de notre « libre arbitre ».

Tout parent qui observe son enfant sait que celui-ci va passer au moins une heure en « contact social » (entre frères et sœurs, avec ses copains, sur le web, au téléphone, SMS….) à discuter de sujets sociaux banalisés par la société et l’époque à laquelle il appartient. Joueurs de foot, chanteurs, pubs, feuilletons, produits de mode… Que de sujets standardisés, pré-pensés, pré-jugés et présentés comme autant d’éléments de votre personnalité. Choisir entre Renault ou Peugeot, Coca ou Pepsi, Mc Donald ou Quick, l’OL ou le PSG, est-ce vraiment faire preuve de choix ? Quelle est la différence, l’identité intrinsèque, entre ces deux automobiles, ces deux boissons, ces deux « nourritures », ces deux maillots ? Quelle est l’identité intrinsèque de votre adolescent ? A-t-il ses propres goûts ou ceux qu’une société donnée lui a inculqué ? Quelle est son identité réelle ? Il en faut pour preuve la comparaison du temps “football” télévisuel et du nombre d’enfants licenciés dans cette discipline.

Au cours du temps restant, il y a fort à parier qu’une situation similaire à celle-ci se manifeste régulièrement : expiration de dépit ponctuée d’un « j’sais pas quoi faire ». Observation qui en dit long sur « la prise en main » perpétuelle et permanente de nos enfants par une non-gestion personnelle de leur temps. L’individu va donc faire « l’essuie-glace » entre la console de jeux, le web, la douche, le grignotage et la frustration du : « si seulement j’avais le dernier truc-chose ». Phrase qui nous raconte mieux que n’importe quelle recherche sur le sujet que cet enfant n’existe qu’au travers du verbe « avoir » et ne sait que faire s’il ne possède le dernier « truc-chose » qui sera devenu aussi vite dépassé qu’il fût inutile.

Homosexuel, rêveur, asocial… Les “Minoritaires” sont, tout autant, le fruit de leur environnement. L’exposition aux brimades et moqueries que peuvent recevoir les « différents » permet de mesurer aisément que ça n’est pas par « choix délibéré» qu’ils se différencient. Même si le discours tente à masquer la réalité à grand renfort de « c’est mon choix », « j’assume », « le regard des autres j’en ai rien à faire », nous savons d’expérience que ça n’est pas vrai. Nous sommes tous sous l’influence du regard de l’autre, notre équilibre en dépend, nous sommes des êtres grégaires.

L’homosexuel répond à une réalité naturelle contre laquelle il ne peut quasiment rien. S’il fait le choix de la combattre, le risque de déséquilibre qui en ressortira risque d’être pour lui bien plus frustrant et perturbant que d’assumer sa propre nature. Choisit-il(elle) une féminité ou une masculinité ?
Le rêveur est souvent l’enfant d’une sensibilité plus accentuée. Sa psyché cherchera à le protéger en lui offrant des espaces d’isolements. Choisit-il d’être « dans les nuages » ?

L’asocial a souvent un rapport à l’autre qui reflète sa place, son statut, sa reconnaissance au sein de la famille ou des valeurs dans l’environnement familial. Choisit-il le replie perpétuel ?

Une fois de plus, nous pouvons constater qu’une protection s’installe peu à peu sans que l’on en ait réellement conscience, sans que l’on choisisse.


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