Pourquoi je déteste le libre arbitre – Mon grain d’sel : Adultes

Pourquoi je déteste le libre arbitre – Mon grain d’sel : Adultes

Pourquoi je déteste le libre arbitre – Mon grain d’sel : Adultes 450 300 Thierry Desesquelle

Pourquoi je déteste le libre arbitre – Mon grain d’sel – Sommaire :


 

Le monde des “adultes”

Suivent trois possibilités. Primo, continuer ses études ; deuzio, entrer dans la vie dite « active » (dans ce cas, synonyme de « courante ») ; ou tertio, « glander » chez papa/maman.

Primo : les études vous permettront de vous transformer en un outil de plus en plus spécialisé, de plus en plus pointu (mais par voie de conséquence de moins en moins ouvert2). Dans le meilleur des cas, ce parcours vous aura coûté des heures incalculables de recherches et de devoirs jusqu’à vos 30 ans, de semaines de travail d’au moins 60 heures jusqu’à vos 45 ans, d’obligations professionnelles qui aliéneront votre vie privée (femme, enfants, amis qui n’auront de cesse de vous répéter qu’ils ne vous voient pas suffisamment et qui finiront par disparaître) jusqu’à vos 55 ans. Il vous restera en fin de carrière un cercle relationnel restreint de collègues envieux, jaloux et stressés.

Dans le pire des cas votre secteur de connaissance deviendra obsolète avant la fin de votre carrière, et vous devrez vous requalifier sous peine de disparition. À l’image du tournevis cruciforme (à contrario du couteau Suisse), si les vis du même nom disparaissent que devient cet outil ? À contre-courant d’une pensée fort répandue et rassurante, nous ne sommes pas un travailleur reconnu mais à un poste d’emploi d’une pertinence révisable.

Vous pouvez croire que vous avez exercé votre « libre arbitre » sur le mot « étude ». Mais…

  • Il a fallu que vos prédispositions intellectuelles correspondent aux capacités demandées par le système enseignant, lui-même répondant aux besoins du marché. Pour le choix de ces prédispositions, ce sont dame nature et / ou sa sœur, dame environnement social, qui ont joué les fées au-dessus de votre berceau.
  • Si vous disposez de capacités à étudier et que votre famille est présente dans votre suivi d’évolution, il y a une forte probabilité pour que la pression sur l’image de « réussite sociale » soit importante et ce quelle que soit votre envie initiale.
    Fonctionnement que l’on retrouvera dans le monde du travail avec le principe de la « promotion ». Une personne ayant de bonnes prédispositions à un poste de travail se verra promue, ce qui lui permettra de se retrouver responsable d’un poste qui ne correspond peut-être pas à ses capacités, ni à ses envies, mais qui lui sera difficile de refuser. Pour exemple, un travailleur social qui a un bon contact avec son public et est reconnu comme compétent, deviendra chef d’équipe pour diriger ses collègues. Par voie de conséquence, il ne sera plus en relation avec le public malgré ses prédispositions personnelles et son savoir sur ce poste. Même si ces critères ne correspondent pas à sa nouvelle affectation, ce sera considéré telle une élévation sociale. “Etre promu” signifiant ne plus effectuer l’emploi pour lequel nous étions techniquement aptes et à l’aise. Évidemment le terme « travailleur social » de cet exemple peut être remplacé par quasiment n’importe quelle terminologie professionnelle.


Deuzio, si votre « choix » consiste à entrer dans la vie active dès 16 ans, bon courage. Il va vous falloir « gagner » votre vie (parce que la vie, on vous la donne mais ensuite, il faut la gagner). Pour l’essentiel, le « choix » consistera à réussir à se « vendre » où vous serez requis. CVs, lettres de motivation, entretiens… Un parcours éreintant vous attend, ponctué régulièrement par la case Pole Emploi, et le tout pour un gain inférieur à une possible autonomie. Je n’ai pas connaissance de 16 / 20 ans gagnant de quoi subvenir à leurs besoins premiers d’indépendance, soit : logement (sans compter la caution + le garant), charges, alimentation, vêture, autonomie véhiculaire (incontournable pour un emploi). Je ne m’appesantirai pas sur une possible mise en ménage.

« Mais, me direz-vous : il a fait son choix ».

Si vous le dites !!!!
La suite de ce parcours se déclinera, au mieux, par un emploi stable (pour quelques années), une vie de couple épanouissante (pour quelques années), des enfants charmants (pour quelques années) et une retraite que vous toucherez… durant quelques années.

Pour être honnête, il me faut reconnaître que vous pourrez choisir la couleur de votre auto, le papier peint de votre pavillon, la race de votre chien ainsi que quelques autres détails figurant sur la plaquette de présentation du voyage organisé que vous réserverez pour vos 10 ans de mariage. Par contre vous ne choisirez pas le montant des intérêts des crédits qu’il vous faudra supporter.
À bien y réfléchir, je ne suis pas sûr que l’auto, la déco et l’animal familier ne soient pas sous influence environnementale mais ce serait mesquin de ma part de pousser aussi loin.

Tertio, et enfin, notre “Tanguy squatter parental” est le seul qui disposera d’un choix infini d’occupations. Imaginez ce dilemme : 24 heures dans une journée et 150 chaînes de télé à disposition. Rien que le temps de lire le programme et la journée sera passée. Quel désoeuvrement pour lui et quelle perte de ressources pour une société donnée. D’autant que personne ne naît paresseux (voir le passage dédié aux enfants sur l’article « pourquoi je déteste la technologie »).


Pourquoi je déteste le libre arbitre – Mon grain d’sel – Sommaire :

 

Laisser une réponse

treize − 8 =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

        Back to top
        Préférences de confidentialité

        Lorsque vous visitez notre site Web, il peut stocker des informations via votre navigateur à partir de services spécifiques, généralement sous la forme de cookies. Ici, vous pouvez modifier vos préférences de confidentialité. Il convient de noter que le blocage de certains types de cookies peut avoir un impact sur votre expérience sur notre site Web et les services que nous sommes en mesure d'offrir.

        Cliquez pour activer / désactiver le code de suivi Google Analytics.
        Cliquez pour activer / désactiver les polices Google.
        Cliquez pour activer / désactiver Google Maps.
        Cliquez pour activer / désactiver les intégrations vidéo.
        En poursuivant votre navigation, sans changer les paramètres de votre navigateur, vous acceptez l'utilisation de cookies pour garantir une bonne expérience sur notre site.