La plus grande étude sur les cellules souches pour le cœur a commencé

La plus grande étude sur les cellules souches pour le cœur a commencé

La plus grande étude sur les cellules souches pour le cœur a commencé 308 327 Sébastien BAGES

Deux études cliniques liées vont montrer si la thérapie à base de cellules souches peut sauver la vie des patients cardiaques. Elles débutent à Londres après l’attribution de 11,7 M € de financement de la Commission européenne.


Le professeur Anthony Mathur (de l’Université Queen Mary/Université de Londres, Barts et au London NIHR Cardiovascular Biomedical Research unit) et le professeur John Martin (à l’UCL et à University College Hospitals NHS Foundation Trust) ont reçu le financement pour faire les deux essais internationaux, qui seront dirigés par leurs institutions respectives, à Londres.

La première étude (Bami) est un essai sur 3000 patients impliquant leurs propres cellules souches collectées de la moelle osseuse et injectées dans leur cœur dans les cinq jours d’une crise cardiaque. Cet essai est une extension d’une petite étude clinique réalisée à Barts et UCLH qui ont démontré l’innocuité de cette technique. BAMI est beaucoup plus grand, impliquant 21 partenaires dans 11 pays européens. Les résultats seront annoncés dans cinq ans et démontreront si ce traitement sauve des vies.

La deuxième étude (BIOMAGSCAR) qui regroupe huit partenaires dans cinq pays, vise à construire un nouveau revêtement de l’artère dans le cœur après une crise cardiaque en utilisant un nouveau type de prothèse. Ce sont des tubes artificiels insérées dans un passage naturel dans le corps pour prévenir ou soulager la constriction de la circulation sanguine. Cette prothèse est magnétisée et conçues pour se dissoudre une fois qu’elle a attiré les propres cellules souches du patient afin de créer un nouveau revêtement de l’artère.


Commentant sur ​​l’essai de Bami, le chef de projet et professeur Mathur, a déclaré: “C’est la première étude qui va nous permettre de mesurer si une thérapie à base de cellules souches distingue la différence entre la vie et la mort pour les patients souffrant de crise cardiaque. Un certain nombre de petites tentatives ont déjà montré des résultats prometteurs en rétablissant la fonction cardiaque chez les malades et en utilisant des cellules souches adultes pour remplacer les cellules cardiaques endommagées. Maintenant, nous voulons atteindre une nouvelle étape dans les recherches suivantes, en mesurant dans les deux ans le taux de survie après les injections de cellules souches.”

“Nous espérons prouver que les injections de cellules souches permettront de réduire le nombre de personnes qui meurent de crises cardiaques de 25% à travers toute l’Europe. Après 15 années de recherche dans le domaine des cellules souches, ceci est la prochaine étape et pourrait conduire à des traitements salvateurs pour des millions de patients cardiaques.”

En ce qui concerne l’étude BIOMAGSCAR, le professeur Martin a déclaré: “Plus de 1,5 million par an de prothèses sont actuellement utilisées en Europe et bien qu’elles aient amélioré les résultats des patients, elles échouent encore beaucoup trop”.

“Le nouveau concept que nous proposons est l’utilisation d’une prothèse magnétisée biodégradable avec la capacité d’attirer les cellules souches du patient même, qui ont été «taggées» (ndlr : marquées, annotées) avec des nanoparticules de fer.”

“Les cellules verront ensuite le nombre se multiplier et former une doublure qui sera la nouvelle artère. Nous croyons que cette technologie pourrait sauver plus de 66.000 personnes contre les souffrances inutiles, ainsi que la préservation – du système de santé européens – de 275 millions d’euros par an.”

“Nous espérons que ces deux nouveaux essais offriront un nouvel espoir aux personnes atteintes de maladie cardiaque, une affection qui touche plus de 50% de la population au cours de sa vie.”

Les professeur Mathur et Martin ont déjà conduit trois autres essais cliniques de cellules souches dans le cœur, financés par la Heart Cells Foundation, la UK Stem Cell Foundation et la fondation caritative de Barts ainsi que le London NHS Trust. Les nouvelles études conduites aujourd’hui sont beaucoup plus grandes en taille et en portée, tout en s’appuyant sur leurs travaux antérieurs dans ce domaine.


Traduit de l’article original MedicalXPress.

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Sébastien BAGES
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Sébastien BAGES

Plus de trois années de travail passionné sur Civilisation 2.0 Actus, et fondateur de l'association Civilisation 2.0, je mets à contribution mon expertise de veille technique et scientifique, mon analyse de chef de projet, mon engouement pour la science et ses outils, et mon expérience dans le développement stratégique afin d'offrir à tous ce qui en résulte.

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