« La pensée extrême » de Gérald Bronner

« La pensée extrême » de Gérald Bronner 1619 2414 Mathias TECHER


« La pensée extrême » de Gérald Bronner

Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques.

Avant-propos de l’équipe de l’ONG Civilisation 2.0 :

Bien que nous reconnaissons les travaux de l’auteur vis à vis du phénomène de la pensée radicale à l’échelle de l’individu, nous pensons que bon nombre des points relevés dans cet ouvrage sont également applicables à nos systèmes socioéconomiques et politiques mondiaux actuels. Ceux-ci reposent en effet sur bon nombre d’idées inconditionnelles, et partiellement sociopathiques, dommageables pour l’ensemble des populations et pour l’environnement. Nous pensons que le modèle sociétal majoritairement admis et plébiscité aujourd’hui, bien que loin d’être le pire, est l’une des limites les plus sérieuses en termes d’avancées civilisationnelles.

L’utilisation de la technologie et l’application des méthodes de la science et de l’ingénierie est pour nous la meilleure façon d’arriver aux décisions de soutenabilité sociale et écologique qui nous concernent tous. La démarche scientifique est donc pour nous le meilleur moyen d’objectiver notre regard sur le réel, et ainsi diriger au mieux notre destinée dès aujourd’hui.

Cet article a donc pour vocation de présenter les travaux de l’auteur – et non d’y adhérer sans critiques aucune – car il est toujours bon de consulter les travaux de nos pairs, même lorsque ceux-ci diffèrent, ne serait-ce qu’en partie, de nos positions et études sur le monde.  

Cet ouvrage du sociologue français, Gérald Bronner, nous propose une plongée peu commune dans les biais de raisonnement qui parsèment la cognition humaine. Biais qui peuvent, dans certains contextes, savonner la pente d’un extrémisme radical ou simplement marginal. Cette nouvelle édition de l’ouvrage, paru initialement en 2009 et réédité en 2016, permet de mettre à jour les analyses et données de l’auteur vis à vis de la problématique de l’extrémisme.

La mécompréhension actuelle, et plus largement contemporaine, de phénomènes tels que le terrorisme et les dérives sectaires, tous issus de corrélations, subtiles ou grossières, entre des invariables mentaux et des variables sociales, ne peut que plaider en faveur de l’utilité que représente le regard dépassionné et amoral que cet ouvrage pose sur la thématique de l’extrémisme. Une tentative d’éclaircissement qui n’en devient pas pour autant une banalisation des actes perpétrés en faveur d’une idéologie, ou de quelque idée inconditionnelle que ce soit. Chercher à dévoiler les mécanismes qui sous-tendent un fait n’en revient pas nécessairement à nier ce dernier, au contraire, il est ici question d’en expliquer les causes de façon à mieux s’en prémunir. C’est là l’exercice auquel se prête l’auteur, au travers de la sociologie et de la psychologie cognitive, afin de tenter d’améliorer la compréhension de tout un chacun concernant la structure de ce phénomène humain qu’est l’extrémisme.

Dans un premier temps, l’auteur se propose de redéfinir les contours de l’extrémisme, afin de discerner ce qui dans l’imaginaire contemporain relève des faits et ce qui relève du fantasme. La peur n’étant jamais mère de raison, ce vieil adage n’en a que plus de valeur dès lors que l’on traite d’un sujet aussi sensible que la pensée radicale. Gérald Bronner déblaie d’entrée certaines idées reçues, telle que celle qui associe systématiquement la folie à l’extrémisme, démontrant par le biais d’exercices simples mais révélateurs, que nos capacités de raisonnement sont bien souvent limitées face à des situations appelant à des réponses intuitives, mais pourtant éloignées des faits. 

Puis vient la question de savoir ce qui fait qu’une pensée puisse être qualifiée « d’extrême », l’auteur procède pour cela à une forme « d’enquête cognitive », afin d’entrevoir les réponses possibles que nous offrent les données dont nous disposons aujourd’hui en la matière (enquêtes, entretiens, études, témoignages, immersion, etc). Ce faisant, Bronner relève un point selon lui important, qui est le rapport inconditionnel que les extrémistes entretiennent avec les idées qu’ils endossent, des fois même au péril de leur vie. Perdant ainsi le contact avec les citoyens dits « ordinaires », qui adoptent communément des raisonnements de types probabilistes (soit bayésien). Un rapport au réel qui offre bien plus de flexibilité, facilitant ainsi la vie en société. Ce critère n’est cependant pas suffisant, car bien des personnes adhèrent de façon inconditionnelle à certains préceptes, énoncés, valeurs, etc, et ils n’en sont pas pour autant devenus des fanatiques. 

Vient alors l’idée selon laquelle la pensée extrême se caractérise par le fait d’adhérer radicalement à des idées dites « radicales » (une idée dites non « radicale » étant, selon l’auteur, une idée à charge « universaliste » – pour exemple « l’abolition de l’esclavage » est une idée communément défendue de façon « radicale » par le plus grand nombre, du fait qu’elle englobe et prend en compte les intérêts de tout un chacun sans distinction aucune -). Idées radicales que l’auteur se propose de définir comme faiblement trans-subjectives d’une part – pensées restreintes et faiblement enclines à inclure autrui dans son propos – et potentiellement « sociopathiques » – admettant le fait de contraindre autrui à se soumettre à un énoncé que l’on tient pour « vrai » –. 

L’ouvrage nous démontre également qu’un énoncé objectivement vrai, et donc fortement trans-subjectif, ne gagne pas toujours la faveur du plus grand nombre (comme nous le démontre bien des faits historiques), du fait que les faux énoncés sont bien souvent plus « convaincants » que la réalité… 

Cette partie nous permet ainsi de distinguer trois types généraux d’extrémisme (qui ne vont pas nécessairement de pair avec le fanatisme) :

  • L’extrémisme faiblement trans-subjectif et faiblement sociopathique : les collectionneurs compulsifs, les athlètes extrêmes, les mouvements religieux non expansionnistes, etc.
  • L’extrémisme faiblement trans-subjectif et fortement sociopathique : les sectes suicidaires, les kamikazes, les dérives artistiques violentes, etc. 
  • L’extrémisme fortement trans-subjectif et à charge sociopathique, qui se caractérise par la défense radicale d’une idée potentiellement soutenue – de façon plus « conditionnelle » – par bon nombre de citoyens dits « ordinaires » : mouvements égalitaristes, rebelles, antispécistes, environnementalistes, etc.

Suite à la redéfinition des contours de l’extrémisme, dont certains points pourraient selon nous être imputés avec facilité à nos modèles sociétaux contemporains, Gérald Bronner se penche sur l’attrait que revêtent ces idées pour le sens commun. Qu’est ce qui fait pencher la balance en faveur d’une radicalisation x ou y ? L’auteur met ainsi en lumière que la réponse à cette problématique ne peut être univoque, et qu’elle implique nécessairement la prise en compte de multiples facteurs. Les explications généralement admises (fragilité psychologique, folie, crises socioéconomiques, etc)  n’étant pas nécessairement les meilleures candidates pour expliquer ce phénomène, ce que Gérald Bronner ne manque pas de relever dans l’introduction de son ouvrage. 

C’est ainsi qu’il met en lumière, dans une seconde partie, le jeu incessant, que l’on relève dans bien des cas de figures, des interactions entre certains « invariables mentaux » (aussi appelés « constantes cognitives ») et « variables sociales ». Ce qui ne disqualifie pas complètement les explications généralement admises, mais en relativise la portée par la prise en compte d’autres facteurs essentiels.

L’auteur relève ainsi quatre grandes voies menant communément à la radicalisation des esprits : l’adhésion graduelle (via un processus incrémentiel), l’adhésion par transmission (via la mise en place, volontaires ou involontaires, d’oligopoles cognitifs), l’adhésion par frustration (écart relatif entre ce que nous croyons possible et trouvons désirable, propice à la mise en place d’une radicalisation), l’adhésion par révélation/dévoilement (mécanisme qui constitue bien souvent les paliers essentiels de radicalisation dans le processus incrémentiel d’une adhésion extrémiste). 

Nous notons ici que ces quatre grandes voies de radicalisation ne sont pas seulement imputables aux minorités servant d’exemple dans l’ouvrage actuel pour illustrer le propos, mais qu’elles s’expriment également dans une certaine mesure dans nos sociétés capitalistes et démocratiques contemporaines. Les mouvements radicaux ici définis ont cependant cette particularité de mettre en lumière de façon plus explicite telles ou telles voies d’adhésion menant à une radicalisation quelle qu’elle soit. Ces mécanismes d’adhésion ne sont d’ailleurs pas contradictoires, bien souvent ceux-ci s’avèrent même complémentaires. 

Ces voies de radicalisation présentées par l’auteur expliquent également la difficulté pour un extrémiste de réaliser des rétro-jugements sur sa conduite et sur son parcours. Lorsque nous sommes témoins de l’horreur, nous sommes en réalité témoins d’un processus de radicalisation déjà pleinement constitué, occultant ainsi toutes les étapes qui viennent en amont de cette même radicalisation. Loin d’être un processus irrationnel, l’extrémisme s’avère donc bien souvent le reflet d’une rationalité extrême, qui pêche par « excès » plutôt que par « manque » de logique. Installant ainsi une vision bien souvent manichéenne et sans appel.

Dans une troisième partie, après avoir redéfinit les contours de l’extrémisme et en avoir révélé les raisons de son attractivité, l’auteur se penche sur ce qui fait qu’une idéologie radicale soit si solide et peu encline à la remise en question. Dans ce passage, Gérald Bronner se penche à nouveau sur la question de la rationalité de l’extrémiste, annonçant ainsi que l’extrémisme ne s’apparente pas à une éclipse des convictions morales, mais à un repositionnement face à ces mêmes valeurs. Un repositionnement qui les autorise, selon eux, à commettre des actes considérés par le plus grand nombre comme immoraux, la « morale » étant définie comme l’ensemble des règles et limites communément admise par une communauté donnée (le recours au meurtre, à la pédophilie, ou encore à l’esclavage, sont ainsi généralement définis comme étant des actes immoraux par le plus grand nombre aujourd’hui). 

C’est là qu’intervient le concept « d’incommensurabilité », le franchissement de la ligne rouge par l’extrémiste étant motivé par l’instauration de valeurs vues comme supérieures aux valeurs communément admises par le citoyen ordinaire. Comme le démontre l’auteur, ce trait se retrouve chez les extrémistes de tout bord. Une « incommensurabilité mentale » qui concurrence ainsi la « commensurabilité mentale» nécessaire à la vie en société, et à l’instauration d’une saine « concurrence intra-individuelle ». Une concurrence permettant l’existence de débat et de compromis entre différentes idées. Chose que le fanatique perd de vue du fait de son adhésion inconditionnelle à telle ou telle idéologie. Le terme de « concurrence » étant ici à contextualiser avec le concept de « marché-cognitif », développé par l’auteur dans son ouvrage « La Démocratie des crédules ». 

Cette notion de « concurrence », bien que loin d’être l’apanage d’une communication des plus pertinente (étant donné que l’évaluation méthodique des données en présence et le partage d’idées s’avèrent bien plus féconds dans les faits), rend cependant bien compte de l’état actuel des choses (et notamment de l’état actuel et perfectible de nos mécanismes de communication), pouvant nous amener à cerner plus aisément le problème de la pensée radicale à l’échelle de l’individu. Individu qui peine ainsi à s’intégrer au sein de la communauté de ses pairs. 

Cette même concurrence peut d’ailleurs s’éclipser face à certaines situations chez le citoyen dit ordinaire, mais ces situations n’impliquent généralement pas les mêmes conséquences que chez le fanatique, qui constitue de par ses actes un danger pour la société et pour lui-même (les attentats suicides et autres actes criminelles du même type étant l’apogée de cette volonté d’absoudre toute notion contraire aux valeurs inconditionnelles adoptées par l’individu radicalisé). 

Il est à noter que de tels extrêmes ne sont pas l’apanage d’une communauté restreinte d’individus, nos sociétés ont d’ailleurs un passé et un présent empli d’actes radicaux de nature voisine à ce que l’on retrouve chez ces divers individus ou groupes radicaux isolés. Mais au fond, par quels moyens s’instaure cette incommensurabilité mentale des fois problématique ? L’ouvrage aborde ainsi la question des « biais cognitifs », concepts découverts et formulés par deux psychologues israéliens durant les années 1970, Amos Tversky et Daniel Kahneman. Une question abordée, non pas pour banaliser encore une fois les adhésions extrémistes, mais pour démontrer que malgré les biais cognitifs à même de nous égarer, il existe une certaine « révocabilité » dans les mécanismes cognitifs en jeu dans ces affaires. L’incommensurabilité mentale constituant un système de raisons à part entière dans l’esprit de l’extrémiste, l’auteur démontre, via certaines de ses expérimentations, qu’il est possible de formuler des « systèmes de raisons concurrents », à même de ramener une certaine commensurabilité dans l’univers mental de l’individu. Nous ne sommes ainsi pas complètement désarmés face aux invariants mentaux qui régissent nos systèmes cognitifs, la formulation de rétro-jugements étant possible, bien que ardue à mettre en place. Nous pouvons ainsi apprendre à résister

Suite à cela, l’auteur s’exprime sur les différences d’appréciation de cette incommensurabilité de certains axiomes entre différentes sociétés et différentes cultures, et les lieux communs de l’incommensurabilité que l’on y retrouve. Ce qui appuie par ailleurs son étude des invariants mentaux qui semblent se répéter au sein des différentes civilisations humaines.

En conclusion de son ouvrage, Gérald Bronner revient sur une interrogation qui taraude tant le grand public, les institutions, que les familles victimes de ce phénomène de la pensée extrême, peut-on faire changer d’avis un extrémiste ? Comment passer outre ce système immunitaire forgé par la croyance inconditionnelle de l’individu et les différentes étapes ayant mené à l’établissement de cette même croyance ? 

Mis à part le sentiment de frustration qui résulte d’un environnement et d’une histoire sur laquelle il est difficile d’agir (l’environnement et l’histoire de chaque individu lui étant propre, cela n’inclut pas une déresponsabilisation de nos modèles sociétaux actuels pour autant, mais l’auteur limite ici son propos à l’échelle des individus comme nous l’avons précisé dans notre avant-propos), on peut se pencher sur d’autres aspects plus accessibles (et donc plus à même d’être à la portée de tout un chacun se retrouvant confronté à cette problématique d’une façon ou d’une autre). Comme par exemple, en évitant l’oligopole cognitif, en ne rejetant pas systématiquement les croyances de l’extrémiste, afin de garder l’accès au dialogue et à la contradiction, dès lors que celui-ci sera amené à nourrir des doutes à l’encontre de sa propre croyance, chose fortement probable dans les débuts de l’endoctrinement. Le tout afin de maintenir une situation cognitive concurrentielle. Une situation qui sera à même de l’amener au conflit avec le groupement sectaire ou radical auquel il adhère, tout en préservant son lien avec ses proches et la société.

L’auteur invite également les proches à ne pas s’opposer à la reconversion de l’individu dans des groupements n’affichant pas de dérives (via l’adhésion à une forme d’extrémisme faiblement trans-subjectif et faiblement sociopathique par exemple), même si cela implique la sauvegarde d’idées apparemment irrationnelles, le tout afin de pallier au « vide cognitif » qui ne manquera pas de s’installer suite à la désadhésion de l’individu à sa pensée extrême. Le but étant de remédier à la radicalisation de l’individu sans pour autant s’attaquer aux éléments centraux de ses croyances.

Pour compléter ces multiples pistes de mécanismes de déradicalisation, l’ouvrage rappelle également l’importance de confronter l’extrémiste aux faits, afin qu’il n’ait pas un rapport abstrait aux conséquences de ses actes.

Gérald Bronner clôture son ouvrage en rappelant bien que ce ne sont là que des pistes élaborées via une approche scientifique (entendant par là une approche élaborée via un regroupement d’études indépendantes, des expérimentations et l’émission d’hypothèses réfutables), amorale et rationnelle du phénomène.

Quant à savoir ce qu’il faut faire, la position de l’auteur est la suivante : la science n’a pas à trancher sur ces questions. La charge en revient donc, selon l’auteur, aux institutions et à l’Etat. La science étant là pour éclairer les décisions, non pas pour les prendre. Position que nous n’appuyons pas du fait qu’il est selon nous dangereux de nous en remettre à un système de « prise de décision », et ce quelque soit sa nature. La position la plus tenable étant pour nous la suivante, la mise en place d’un paradigme scientifique rationnel fondée sur une éthique de « soutenabilité » et libéré de toute contrainte externe de type a-scientifique, le tout afin « d’arriver à des décisions » de la façon la plus constructive et pertinente possible, plutôt que de continuer à nous exposer aux contraintes dommageables que nous connaissons via les mécanismes politiques de prise de décision actuels, bien souvent populistes, reposant assez souvent sur des pseudo-sciences sociales, économiques et politiques. Un projet de société s’accompagnant de multiples contraintes concernant sa mise en place, mais qui mérite, selon nous, d’être sérieusement discuté.

Cet ouvrage du sociologue Gérald Bronner est donc riche en réflexion concernant la compréhension de nos rapports aux croyances. Au vu du fait que nous cultivons tous, à différents degrés, des idéaux et des croyances plus ou moins rationnels, plus ou moins étayés, il est important d’objectiver notre regard autant que possible. Car in fine nous sommes tous sujets à croire, puisque nous ne pouvons être omniscients et le simple fait d’accorder notre confiance est déjà un acte de croyance dans les compétences d’autrui à rendre compte du réel. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques qui fait de nous une espèce sociale, notre rapport au réel n’étant pas absolu, du fait de nos limites à la fois spatiales, temporelles et cognitives, nous nous devons de cultiver cette humilité et cette curiosité qui sont à même de faire de nous des individus proactifs. Une humilité qui ne doit pas nous freiner pour autant, car le statu quo s’avère tout aussi délétère. L’idée n’étant pas d’être apathique face au réel, mais prudent et critique. 

Pour conclure, l’Homme n’est pas parfait, et d’ailleurs rien ne l’est, ce n’est donc que par un travail concerté, entre lui-même et ses pairs, qu’il est à même de tendre vers des modèles plus pertinents et rationnels. Ainsi va la science, guidée par une démarche scientifique constamment mise à jour, et dont les postulats naturalistes et empiriques permettent une approximation sans cesse plus éclairée du réel et de nous-même.

Pour aller plus loin, nous vous proposons :

Un entretien réalisé par La Tronche en Biais :

Gerald BRONNER - Négociation intellectuelle avec le monde (Les lois de l'attraction mentale)

Gérald Bronner est sociologue. Il travaille sur les croyances humaines, la pensée extrême, la crédulité.
Il nous parle des facultés du cerveau humain dont nous nous étonnons peut-être trop peu, et qui sont probablement responsables de nos plus grands succès mais aussi de notre grande vulnérabilité à la croyance.

Une conférence organisée par l’AFIS :

La pensée extrême - Gérald Bronner - Conférence du 1er février 2017

– Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques ? Quels sont les mécanismes de la radicalisation pouvant mener au terrorisme ? Pourquoi ces modes de pensées ne disparaissent-ils pas malgré le développement de la science, la multiplication des connaissances et l’accès de plus en plus facile à l’information ?

Une capsule vidéo réalisée par Usbek & Rica :

Gérald Bronner : « Il ne sert à rien de démentir les croyances d'un croyant »

Nous avons parlé de fake news et de croyances collectives avec le sociologue Gérald Bronner, à l’occasion de la sortie de son livre « Déchéance de rationalité, les tribulations d’un homme de progrès dans un monde devenu fou »

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Mathias TECHER

En tant que président de l'ONG Civilisation 2.0, mon intérêt pour la connaissance se veut transdisciplinaire, tout comme l'objet de notre organisation. D'où l'intérêt, pour nous, de vous faire découvrir les lectures qui constituent la charpente de nos connaissances. Je mets donc ici à contribution mes réflexions et mon recul sur les différentes ressources bibliographiques qui constituent la moelle épinière de notre organisation. Une rubrique qui contribuera, à n'en pas douter, à l'essor des pensées et des actions proactives de tout un chacun.

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