La déconstruction de l’Homme philosophique – Mon grain d’sel

La déconstruction de l’Homme philosophique – Mon grain d’sel

La déconstruction de l’Homme philosophique – Mon grain d’sel 640 360 Sébastien BAGES

En partant du postulat que l’Histoire nous enseigne ce que la géologie, la géopolitique, le darwinisme social, l’archéologie et de très nombreux documents nous ont montrés, peut-être pouvons-nous en extraire l’essence de la réflexion scientifique humaine.


Rappelons que les articles [Mon grain d’sel] sont des points de vue de leur(s) auteur(s) mais n’ont pas de corrélation avec les autres contenus de C2.0A.

 

Introduction

Nous savons aujourd’hui que la Science moderne est issue de lourds combats intellectuels et éthiques.

Bien avant les débats sur la laïcité et donc la séparation de l’Église et de l’État, deux siècles avant aujourd’hui, entre le XVIIème et XVIIIème siècle (réf.1), la science a bâti ses premières académies indépendantes officialisant sa séparation entre l’État/la monarchie, la théocratie (et la religion) et elle-même, déclarant que son fondement était matérialiste (réf.2), épistémologique (réf.3), auto-critique, laïque, empirique (réf.4), pragmatique (réf.5) et accompagnée d’un raisonnement méthodologique. Cependant, elle conserve des contraintes politiques notamment en subventions et en prioritisations qui les malmèneront jusqu’en 1950 où la première constituante et passerelle entre science et « extérieur » est créée avec la National Science Foundation aux États-Unis. En France, son équivalent créé en 2005 (qui a aussi été l’année de la reconnaissance scientifique des décès suite au nuage de Tchernobyl [réf.6] – annonçant une nouvelle ère locale scientifique) est l’Agence nationale de la recherche. Comme sa cousine américaine à ses débuts (réf.7), elle manque cruellement de finances et de jouer d’une part son rôle de médiation, d’autre part de moyen de pression auprès des gouvernances (pour une réelle indépendance) ; avec peut-être une organisation et des objectifs trop bureaucratiques.

Pour revenir au XXème siècle, nous pouvons aussi dire que la science a su installer en son sain un véritable esprit éthique, des connaissances « biodégradables » – contrairement au siècle précédent où les scientifiques pensaient leurs découvertes inaliénables et invariables au temps – et un discours humble (réf.8). Pour faire un rapide tour sur le dernier point, il s’agit ici de la science, pas des scientifiques. La science se veut toujours humble et conçue d’une manière telle que n’importe quelle information pertinente peut faire pencher la balance de n’importe quelle théorie scientifique, y compris les plus établies.

Les attaques à son encontre sont de plus en plus faibles car elle a su prouver son utilité et sa légitimité. Elle est passée d’un statut du postulat : « le but véritable et légitime des sciences n’est autre que de doter la vie humaine d’inventions et de ressources nouvelles » à l’ambition de tout connaître, pas seulement ce qui est distinguable par notre cerveau car celui-ci est limité par nos sens qui sont eux-mêmes limités par les stimuli qui sont dépendants de la propriété de l’émission, de la réception et du milieu, mais tout ce dont nous, nos outils et les choses à travers l’univers et au-delà ont l’expérience (nous pourrions définir cela en partie par la mécanistique – voir vidéos ci-dessous du même auteur). Bien sûr, le chemin est encore long pour une véritable indépendance par rapport à la manipulation et à la croyance populaire.

[toggle title=”Aller plus loin (cliquez ici)”][youtube youtubeurl=”fDTBeurpQ4M” ][/youtube][/toggle]

La tentation des croyances antiscientifiques est en fait un témoignage paradoxal de la puissance de la science, car le développement scientifique va de pair avec le savoir de ses limites. (La science au présent – Encyclopædia Universalis – 1992 – Vol.II – Chap. L’envers de la science – ss chap. Le rejet de la science – P.519)

Malgré la résurgence contemporaine des religions (et de leur fondamentalisme) – avec par exemple l’attaque sur la science portée par la théorie créationniste de l’Intelligent Design (réf.9) – le plus dangereux et à la fois très populaire, politique et séduisant largement tous les médias, se nomme le spiritualisme englobant. Ce terme a été défini par Guillaume Lecointre qui a fait l’excellente vidéo ci-dessous et il l’explique ainsi :

Science et théologie complémentaires et convergentes, voire incorporation de spiritualité dans la démarche scientifique : UIP (Université interdisciplinaire de Paris), JTF (John Templeton Foundation), Vatican

J’ajouterais que ceux-ci ne sont pas les seuls en Occident. Nous avons les enseignements islamiques privés (réf.10), les groupements conspiritualistes, les sectes bouddhistes, (…), qui produisent élégamment et avec fort charisme d’énormes registres qui constituent tous autant de danger pour les savoirs humains. Aussi, il n’est pas rare de voir sur les pages adjacentes ou même fusionnées des expériences neurologiques, de la psychologie et de la voyance ; des sites entiers possédant de grandes communautés sont mêmes dédiés à cela. Bien que j’abhorre ces deux derniers, le mélange à un goût réellement déplaisant. La Science n’est pas une croyance dans le sens où il est nécessaire d’en saisir de grandes subtilités avec une compréhension approfondie de la méthodologie et des faits, au contraire « croire » en/a quelque chose est aussi simple – au minimum – que de passer la main dans ses cheveux pour en accepter les dogmes.

Carl Sagan exprimait poétiquement :
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Revenons à nos moutons…

 

D’où vient donc notre esprit scientifique ?

L’époque charnière entre le XVII et le XVIIIème siècle ne marque pas qu’uniquement la séparation d’avec le spirit, mais également avec quelque chose de très très important que la majorité des gens ignorent totalement : la philosophie (réf.11).

Effectivement, la philosophie a su faire émerger la science en tant qu’entité unique raisonnable, et ce, dès le XVIème siècle. Il semblerait que, sans toutefois être institutionnalisé, les antésciences (avant les sciences) étaient l’union sporadique entre la théologie, les phytothérapies ou médecines d’application, les spiritualistes gnostiques, la magie spirituelle et la philosophie, et devait nécessairement trouver un tremplin. Et c’est donc devant les coopérantes philosophies (que nous verrons et définirons plus tard que logosophie) et religions que la science va trouver son creuset.

Mais pourquoi aura-t-il fallu tous ces dommages pour évoluer ? Nous allons essayer de placer une hypothèse sur l’évolution intellectuelle de l’Homme. Attention, ce n’est qu’une hypothèse, en aucun cas cela n’est une théorie scientifique !

 

L’Âge du scepticisme

Il y a très très longtemps, plus d’2,6 millions d’années avant notre ère, un australopithèque (réf.12) se promène tranquillement aux abords d’une montagne lorsque soudain deux cailloux dégringolent. L’un assez petit vient frapper son épaule, l’autre très gros s’éclate contre une pierre à ses pieds. Prenant le morceau dont l’intérieur brille, il se coupe. L’australopithèque a déjà un cerveau intéressant (même s’il reste près d’1/2 de celui de sapiens) et il tire la conclusion unique que le caillou qui tombe coupe la chair, ce qui s’avérera plus rapide que la course à pied et l’étouffement des bêtes à la liane (et non pour la guerre ou tuer).

Problème, après s’être amusé à couper plein de feuilles et de brindilles, le caillou éclaté ne coupe plus. Il n’aura toutefois pas compris tout de suite qu’il pouvait le retailler. Il va donc retourner à la montagne, prendre une pierre, la jeter au pied d’une hauteur et l’éclater ainsi. Puis d’autres voyants l’objet lui prendront ce qui l’amènera à aller reproduire d’autres pierres jusqu’à ce qu’un ou deux autres le voient faire (réf.13). D’après le site Atheism, les peuples et tribus primitifs étaient des sceptiques :

(…) certaines tribus de pygmées découvert et observé en Afrique ne semblent pas avoir de cultes ou de rites identifiables. Il n’y avait pas de totems, pas de dieux, pas de spiritualisme.


Ainsi, à l’instar des bébés puis des enfants pré-scolarités, il y a une démarche hautement pragmatique et sceptique dans ce que nous entreprenons.

 

Naissance de la spiritualité

Ce qui a changé toutefois a été la multiplication des choses à connaître et à apprendre. Du fait de plus d’outils, la qualité de vie a été améliorée proportionnellement, agrandissant les cercles familiaux en micro-tribus éparses. Les familles devenaient plus grandes, et elles pouvaient prendre en charge des personnes plus anciennes. Les plus anciens leur fournissaient les connaissances nécessaires. Mais plus rapidement nous avançons, plus la grande tribu familiale devient dense. Du moment où les constructions en une cité ont été nécessaires pour protéger un plus large cercle de personnes, d’un côté les ressources locales venaient à manquer rapidement, de l’autre, il fallait garder en vie la descendance. Peu de temps avant Sumer, nous devions donc assister à la création d’histoires qui-font-peur pour apprendre très rapidement aux enfants à écouter et respecter « ceux qui savent ». La plupart des familles se déplaçant souvent, il était facile de deviner que les prédateurs n’étaient pas loin et que tous ne bénéficiaient pas de la même taille de tribu, donc de la même protection.

Alors que les histoires se contaient de générations en générations, s’embellissant à mesure des rencontres puis des passages des griots, en parallèle de la croissance des tribus, il se développait aussi des métiers. Cet embranchement me paraît être un point majeur car les gens moins généralistes devenaient plus enclines à croire plutôt qu’à poser les histoires sur leur fondement originel. Cette perspective montre seulement que nous passons d’un âge où les histoires sont là pour faire apprendre des dangers, à expliquer rapidement des concepts, et finalement à croire en ces concepts même si leur fondement n’existe pas réellement.

Là, nous sommes à Sumer, où les histoires de chefs de tribus ont été transformés en héroïques défenseurs, en grands Héros, puis en géants. Comme vous le voyez sur l’image ci-dessous, on pouvait encore reconnaître les points d’origine. Mais pour une femme, un enfant ou un homme qui passaient leur vie à travailler, il pouvait ne pas du tout se représenter le point référent.

© Jack1956 de en.wikipedia.org

© Jack1956 de en.wikipedia.org

Voilà par ce raccourci, même si le texte est long, la naissance de la spiritualité, du pouvoir et du polythéisme. Je pense que vous pouvez déjà vous imaginer l’évolution chez les Égyptiens par exemple où Râ peut pour notre esprit contemporain et cultivé être identifié par son origine. Mieux, avec la chronologie déposée ici, vous pouvez même éclater la représentation et imaginer l’évolution de chacune d’entre elles en fonction de leur position géographique, des commerçants rencontrés, des histoires de pêcheurs, etc…

Nous avons du coup une civilisation prospère qui ne demande qu’à continuer son évolution. Mais voilà, comme toute institution, elle ne peut évoluer que par des facteurs qui lui sont extérieurs. L’Égypte était bloquée dans sa culture.

© Käyttäjä:kompak

© Käyttäjä:kompak

 

Protoreligion/Philosophie

Puis, un premier schisme, un premier appel du peuple : la naissance d’une tribu très particulière. Reprenons alors tous les géants, les histoires de pêcheurs, et le reste, mais donnons-le à une seule personne qui dira : « j’en suis le gardien ». Mais cette tribu se détache des autres dans un élan très particulier, avec une nouvelle histoire qui vient s’annexer : l’avènement de la Grèce antique. C’est en -700 que naît la Grèce antique, puis dans l’élan la philosophie qui serait issue de la démocratie athénienne (-700 à -600). La première partie (Deutéronome) des fondements de la religion juive se serait écrite en phase à la philosophie, ainsi que dans les courants religieux tribaux locaux.

C’est là que la philosophie se développe de façon exponentielle, permettant de diffuser des mécanismes de pensées d’une importance cruciale.

La philosophie permet la critique et surtout le questionnement sur le monde naturel et non-naturel. Cela apparaît comme une période de pause, où l’on s’arrête et on regarde.

Un bémol cependant, la critique suivait la critique. Et la philosophie critiquait un monde de l’extérieur vers l’intérieur manquant d’énormément de choses. Malgré la pensée critique développée, le peuple s’extasiait sur tout exploit, n’empêchant nullement la crédulité. Ainsi, énormément de sectes tourmentaient en permanence les cités (voir le superbe film Agora) mais deux d’entre elles, surement les plus persuasives dans leurs messages contextuels et dans leurs tours de passe-passe émergèrent rapidement.

 

Gnoses et théologies

Il en succéda alors une nouvelle époque où la philosophie s’enrichit du gnostisme qui fut ensuite unifié pour donner lieu d’une part aux prémices de la religion judaïque (réf.14), d’autre part de la religion chrétienne catholique romaine (réf.15). Bien sûr, le gnostisme perdura presqu’un millénaire (un record). Nous trouverons sous l’unification l’Empire théocratique romain qui sera dominé par le successeur du gnostisme, la théologie.

Malgré tout ce que l’on peut en penser, les époques gnostiques et théologiques amenèrent à fixer des dualismes, des pensées manichéennes : oui/non, bon/mauvais, beau/moche,… qui enfanteront la pensée logique. Également des pensées de connexions au monde surnaturel. Cela peut paraître anodin, mais l’Église ne faisait pas que réfléchir, elle cherchait les preuves du surnaturel, elle leur donnait un statut et une méthodologie du bien commun vers ce qu’il comprend et ne comprend pas. Il y a beaucoup d’autres mécanismes que nous ont fait explorer les théologiens.

 

Logosophie et Science

La suite est une continuité de confrontation intellectuelle de la période des Lumière au début du XXème siècle que j’appellerais la logosophie (la sagesse de la raison) bien que le terme n’ait été mis en avant que dans les années 1920. Qui aboutira à la période de la Science. Je vous mets ci-dessous un texte de Guillaume Lecointre qui parle de la philosophie logosophique :

Les rapports entre la science et la philosophie sont asymétriques. La science a acquis, depuis deux siècles, une pleine indépendance de ses productions. Cela veut dire qu’aucune force extérieure aux seules contraintes méthodologiques qu’elle s’est fixée à elle-même ne saurait lui dicter d’avance ce qu’elle a à découvrir ou démontrer, sous peine de corruption du processus expérimental et démonstratif. Cela vaut pour les forces mercantiles, idéologiques ou religieuses citées plus haut, mais aussi pour les injonctions morales ou politiques, les philosophies. Rappelons encore ici que si la philosophie matérialiste a émancipé les sciences, en retour les sciences ne lui doivent rien, pas plus à elle qu’à n’importe quelle autre philosophie. C’est en ce sens qu’on ne saurait demander à la science, comme le font les spiritualistes, de servir sur commande une posture philosophique, quelle qu’elle soit. Le rapport est asymétrique en ce sens que la philosophie, si elle le souhaite, peut en revanche prendre en compte les résultats des sciences expérimentales. Mais en aucun cas ces résultats n’auront été produits à dessein. Le rapport est asymétrique également dans le sens où, tout en ne produisant rien sur commande, la science a de surcroît le pouvoir d’exercer une fonction critique sur les productions de la philosophie, des religions, des superstitions, des pseudosciences, dès lors que ces productions prétendent légiférer dans le monde réel. Ainsi la science est passivement contraignante pour la philosophie, en ce sens que toute philosophie reste libre de prendre en compte ou non une telle contrainte.

La boucle est bouclée.

 

Conclusions

J’ai bien conscience que ce qui est écrit ici représente un vulgaire raccourci à ce qui s’est réellement passé et déroulé et que les sources pourraient être plus fournies et nombreuses. Toutefois, il apparaît que nous sommes dans une évolution visible et que sa construction peut être aisément extraite de la richesse et abondance des sources fournies par les documents qui nous entourent.

Les références qui suivent sont aussi intéressante que l’article ici affiché. Merci d’en prendre connaissance et à bientôt.


 

Références :

  • 1 – Exemple avec l’histoire de l’Académie des Sciences – http://www.academie-sciences.fr/academie/histoire.htm
  • 2 – Le matérialisme peut être défini comme suit : Le matérialisme est un mouvement de pensée sur la nature de l’être qui considère qu’il n’existe pas d’autre substance que la matière (monisme). Il défend l’idée que la pensée et la conscience sont des produits secondaires de la matière et donc des illusions. Le matérialisme rejette l’existence de l’âme, de l’au-delà et de Dieu, s’opposant en cela au spiritualisme et à l’idéalisme. Le matérialisme est étroitement lié au développement de la science et se nourrit de ses résultats pour évoluer et se structurer au fil des siècles. Le matérialisme recouvre donc plusieurs formes qui vont de l’atomisme des philosophes Grecs à la science moderne. Ses différents courants se distinguent par la façon dont est conçu l’esprit, la conscience ou l’entité mentale. (© Toupie)
  • 3 – L’épistémologie est, en partie, suivant l’Encyclopedia Universælis l’extrait de définition suivante : « Sans doute ne qualifierions-nous pas volontiers d’« épistémologiques » des considérations sur la connaissance en général, ou sur des modes de connaissance s’éloignant manifestement de ceux qu’un large consensus désigne comme scientifiques. Néanmoins, l’épistémologie ne saurait non plus se réduire à l’examen purement technologique des méthodes spécifiques des sciences. Elle vise aussi à situer la science dans une expérience du savoir qui la déborde, à en évaluer la portée, à en dégager le sens pour l’ensemble de la pratique humaine. Il convient donc de dire que le mot français lui-même renvoie à deux styles de théorie de la science ; l’un, plus proche de la philosophie d’obédience américaine ou britannique, met l’accent sur les processus les plus généraux de la connaissance, sur leur logique, sur leur fondement ; l’autre, assez caractéristique des épistémologues français, et même continentaux, depuis la fin du XIXe siècle, privilégie volontiers l’étude spécifique des sciences, voire du développement historique concret de leurs problèmes. » (src)
  • 4 – Il est entendu ici que nous parlons de l’empirisme logique dont la définition est : « Orientation de la philosophie contemporaine qui emprunte à la science ses méthodes d’observation des faits et son esprit, condamnant ainsi tout recours à la métaphysique » (src).
  • 5 – La pragmatisme est un « comportement, attitude intellectuelle ou politique, étude qui privilégie l’observation des faits par rapport à la théorie » (src)
  • 6 – Émission de France 5 du 25 avril 2005 – http://www.france5.fr/c-dans-l-air/societe/tchernobyl-un-mensonge-francais-29750 | Rapport toxicologique des minima radioactif de l’Académie des Sciences accepté le 1er mars 2005 (La relation dose-effet et l’estimation des effets cancérogènes des faibles doses de rayonnements ionisants) – http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/rapport070405.pdf
  • 7 – « By supporting only the best science, the agency opened itself to criticism from levelers about lack of geographical distribution. The largest number of early awards went to a few geographically concentrated colleges and universities. Although the award statistics also revealed some diversity, James B. Conant, the first chairman of the science board, captured the essence of the Foundation’s philosophy: “In the advance of science and its application to many practical problems, there is no substitute for first-class men. Ten second-rate scientists cannot do the work of one who is in the first rank.” That first-class scientists were predominantly at only a few institutions did not stop the critics. » – National Science Foundation History (src)
  • 8 – La science définit dès le début du XXème siècle sa genèse de subjectivité en opposition aux deux siècles précédents – « Le xxe siècle aura invalidé définitivement l’objectivité des sciences. Plutôt que de reprocher aux sciences humaines un usage analogique des modèles de légitimation de ce qui serait l’objectivité scientifique de la nature, il faudrait situer la subjectivité contemporaine des sciences de la nature et de la vie. La relativité, qui a pu mener au relativisme, aura introduit les sciences dans l’historicité et dans la falsifiabilité plutôt que dans la vérité éternelle. Nous nous proposons ici de dégager les différents arguments de la thèse de la subjectivité des sciences. » (src – Au xxe siècle, la subjectivité des sciences)
  • 9 – Progression du dessein intelligent en France – LCP 2009 – Visionner ici : http://www.dailymotion.com/video/xa5xu3_le-dessein-intelligent-vs-le-darwin_tech
  • 10 – La Création dans la tradition islamique est un documentaire sur l’enseignement privé islamique sur la divergence créationniste. Synopsis : « Quelle est la conception de la création en Islam ? Que dit le Coran ? Quelles sont les points communs et les différences avec les autres traditions monothéistes ? ». Visionner : http://pluzz.francetv.fr/videos/islam.html
  • 11 – Séparation de la science et de la philosophie, divisionnisme nécessaire pour une évolution englobante par Encyclopedia Universælis. Extrait : « Cette alliance s’est trouvée brisée au XVIIe siècle, avec l’apparition de la méthode expérimentale et le développement des sciences positives. Depuis cette époque, la science et la philosophie n’ont cessé de s’éloigner l’une de l’autre. Cette séparation n’a pas seulement dissocié ce qui était autrefois réuni, mais a bouleversé de fond en comble le sens même du projet scientifique. Abandonnant l’idéal de connaissance pure ou désintéressée, la science s’est lancée dans une vaste entreprise de transformation, c’est-à-dire de domination du monde. Elle se rapproche de plus en plus de la technique, au point qu’on la désigne parfois aujourd’hui sous le nom de techno-science. La science moderne semble en passe de réaliser le rêve cartésien de rendre l’homme comme « maître et possesseur de la nature ». Elle devient à ce titre le dépositaire de tous les espoirs de l’humanité, qui attend d’elle ce que la philosophie n’a pas réussi à lui offrir, c’est-à-dire son bonheur ou plutôt son bien-être matériel. Ayant investi peu à peu tous les secteurs de la réalité, cette science, conquérante et sûre d’elle-même, place la philosophie dans une situation inconfortable. Quel domaine lui reste-t-il, en effet, si tout le connaissable, la matière comme l’esprit, se trouve réparti entre les diverses disciplines scientifiques ? La philosophie devient littéralement sans objet, et son existence dangereusement compromise. Plus proche de l’opinion que du savoir, elle semble n’être qu’une survivance du passé, un résidu voué à disparaître, absorbé par le progrès scientifique. » (src)
  • 12 – Les années de conception des outils et apparitions des australopithèques sont très fluctuants. Nous prendrons comme base les définitions et datations de ce document lié : http://www.hominides.com/html/dossiers/premier-outil-prehistoire.php
  • 13 – Le comportement définie dans l’histoire de l’australopithèque pourrait être étayé par l’expérience des rats effectuée par le Pf Skinner, reproduite par Didier Desor dans cette vidéo. Plus d’informations dans son livre Science et comportement humain.
  • 14 – Le Deutéronome et d’autres ouvrages considérés aujourd’hui comme l’ancien testament viendrait tout ou en partie de la même époque. Voir ce fantastique article de Le Monde Diplomatique écrit par Shlomo Sand et ayant pour titre Comment fut inventer le peuple juif. Extrait : « L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple. »
  • 15 – Des informations complémentaires aux connaissances culturelles viennent avec les quelques conférences de Michel Onfray d’une importance critique fondamentale :
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Sébastien BAGES
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Sébastien BAGES

Plus de trois années de travail passionné sur Civilisation 2.0 Actus, et fondateur de l'association Civilisation 2.0, je mets à contribution mon expertise de veille technique et scientifique, mon analyse de chef de projet, mon engouement pour la science et ses outils, et mon expérience dans le développement stratégique afin d'offrir à tous ce qui en résulte.

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