Docomo montre la voie(x) pour communiquer dans la réalité augmentée

Docomo montre la voie(x) pour communiquer dans la réalité augmentée

Docomo montre la voie(x) pour communiquer dans la réalité augmentée 832 463 Sébastien BAGES

NTT Docomo développe un système de communication instantanée 3D (3D Live Communication System) et l’a présenté comme un futur possible des fonctions de visioconférences actuelles.


Au cours de la conversation, les mots prennent la forme d’images dans l’espace virtuel partagé par les utilisateurs. Cette méthode améliore le sentiment que : même si les utilisateurs sont physiquement éloignés les uns des autres, ils sont dans un espace partagé. Cet espace virtuel repose sur le réseau de Cloud Docomo qui diffuse en flux continu chaque message provenant des appareils utilisateurs.

« Une caractéristique de ce système est la technologie de reconnaissance vocale. Cette dernière extrait des mots-clés caractéristiques des mots parlés, et leur donne corps comme des objets ».

« Une autre caractéristique est la technologie de reconnaissance spatiale, qui permet de visionner des vidéos à 360° ou des objets 3D, comme si vous étiez en train de les regarder en réel. Donc, si vous regardez par le haut, l’objet apparaît comme vu d’en haut, et si vous regardez sur le côté, l’objet apparaît comme vu depuis le côté ».

Des marqueurs de réalité augmentée sont utilisés pour définir la position des personnes en conversation, et en changeant l’orientation de la tablette, ils peuvent explorer l’espace virtuel. Dans la démonstration vidéo, des expériences basées sur certains mots-clés de contenus ont été définies, afin que les utilisateurs puissent se transformer en certains animaux, ou juste se téléporter dans d’autres environnements virtuels, comme un parc à thèmes ou sur la lune. Au sein de ces environnements virtuels, les informations peuvent également être présentées, et les utilisateurs peuvent discuter de l’information partagée.

 

 
« Actuellement, le système a besoin d’une version spéciale de caméra à champ large, pour que les gens apparaissent dans l’espace. Mais il n’est pas nécessaire de mettre les gens dans l’espace. Ainsi, par exemple, si vous voulez juste voir un fond 3D, ou partager une vidéo de voyage, nous avons pu le faire en utilisant juste une tablette ».

« Ici, nous ne faisons que présenter un prototype de cette technologie. Concernant les clients qui aimeraient l’avoir, nous y pensons, même si cela n’est pas encore dans notre calendrier ».


Citations de DigInfo
Crédits médias : DigInfo & Docomo

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Sébastien BAGES
About the author

Sébastien BAGES

Plus de trois années de travail passionné sur Civilisation 2.0 Actus, et fondateur de l'association Civilisation 2.0, je mets à contribution mon expertise de veille technique et scientifique, mon analyse de chef de projet, mon engouement pour la science et ses outils, et mon expérience dans le développement stratégique afin d'offrir à tous ce qui en résulte.

3 commentaires
  • A chaud, après lecture de l’article et visionnage de la vidéo je me demande si ce n’est pas pousser encore plus loin les limites du “non droit à l’imaginaire”.
    Je m’explique :
    Lorsque je lis une histoire, je me représente les personnages et les lieux. Si ce livre est porté à l’écran je perds cet imaginaire (on est d’ailleurs souvent déçu par les personnages du film du livre). Etant enfant, lorsque je jouais à être un personnage, je l’imaginais. Aujourd’hui les avatars de jeux vidéos limitent ce champ des possibles. De la même façon, Windows a décidé de la manière dont doit fonctionner l’arborescence de mon ordinateur. je peux intervenir sur des “personnalisations” secondaires mais pas sur la formulation première (ex : essayez de ranger tous les “.log” dans un seul dossier nommé “log”. Redémarrer votre ordi et !!!!! Y a plus d’ordi).Dans mon espace de travail réel j’agance comme je veux. Si j’ai bien compris, dans le cas présent, si mon interlocuteur prononce le mot “canard”, un canard s’affiche sur mon écran mais… qui décide de la représentation imagée de ce canard ? Ne vais-je pas perdre “mon” canard de “ma” représentation ?
    On peut me rétorquer que dans la vraie vie les personnages que je me suis inventé sont aussi des représentations de mon environnement et que mon imaginaire est “préfabriqué”. C’est sûr, mais je crée mon puzzle “personnage” moi même. Mon espace bureau également a ses limites et je ne peux pas jeter un dossier en l’air et espérer qu’il y reste. C’est sûr, mais en contre partie je peux ranger mes documents à l’intérieur de mon dossier dans l’ordre (ou le désordre) que je souhaite sans que l’on m’oblige à classser par date, ordre alphabétique… Pour le cas du canard il est indéniable que le fait d’avoir un référent unique permet d’éviter les interprétations et par voix de conséquence les incompréhensions, mais n’est ce pas au détriment de ma vision des choses, de ce qui fait que je suis moi ?
    J’avoue que je ne sais pas……

    • C’est vrai qu’il y a une tendance à la normalisation. Ce n’est pourtant pas forcément une fatalité. Je m’explique : Tu cite Windows. Le classement de l’arborescence ne serait finalement pas un problème très compliqué à résoudre si les programmeurs voulaient vraiment s’y mettre, par exemple proposer à l’utilisateur un langage simple de programmation lui permettant de classer d’une manière qui lui est propre. (Je crois que c’est faisable sous Linux). Pour les représentations virtuelles du canard on pourrait imaginer un système de calibrage qui enregistre les visualisations personnelles des utilisateurs pour qu’elles correspondent mieux leur vision du monde et non pas à une vision normalisée. Pour les jeux vidéos aussi, par exemple Mass Effect (c’est le dernier auquel j’ai joué :)), on commence à voir une possibilité de personnalisation de plus en plus importante (même si elle n’est encore qu’embryonnaire comparée à notre imagination). De même pour l’histoire. Sur ce dernier point les livres ne pourront jamais rivaliser puisque personnaliser une histoire écrite noir sur blanc me semble plutôt difficile. Ça ne décrédibilise pas pour autant le livre puisqu’ils semblent refléter une vision plus personnelle de l’histoire : On lit à travers les yeux du personnage principal, alors que dans un jeu on aurait davantage tendance à non seulement s’identifier à un personnage (ce que l’on peut faire dans un livre) mais bien plus : vouloir qu’il soit notre interprète dans un monde imaginaire. De ne plus avoir besoin de se dire : Moi je n’aurais pas agi comme ça…
      Je suis donc plutôt d’accord avec toi, mais je pense que cela vient surtout d’un manque de volonté ou de moyens techniques pour parvenir à une dénormalisation. Mais ça reste envisageable.
      Je suis moi même entrain de travailler à un projet de jeux vidéo dont l’ambition et de se rapprocher au maximum du livre du point de vue de la narration, tout en poussant au maximum la personnalisation des interactions entre les différents personnages. Mes moyens sont limités donc ça n’ira peut être pas bien loin, mais rien ne m’empêche d’essayer.

      • Merci pour ta réponse.
        Si c’est juste une histoire de volonté technique, c’est plutôt rassurant. Ca signifie qu’une fois que l’on sortira (si l’on y arrive) de la logique économique “marchande” il sera peut être possible d’imaginer une interface “imaginaire perso/virtuelle” qui corresponde à la personne en tant qu’individu propre et non plus en tant qu’individu standardisé. Plutôt bien…

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