Des vers microscopiques pourraient détenir la clé de l’installation de la vie sur la planète Mars

Des vers microscopiques pourraient détenir la clé de l’installation de la vie sur la planète Mars

Des vers microscopiques pourraient détenir la clé de l’installation de la vie sur la planète Mars 174 240 Sébastien BAGES

L’astrophysicien Stephen Hawking croit que si l’humanité veut survivre, elle aura à coloniser l’espace. Mais est-ce que le corps humain est prêt à relever le défi ?


Des scientifiques de l’Université de Nottingham estiment que Caenorhabditis elegans (C. elegans), un ver microscopique qui est biologiquement très semblable à l’être humain, pourrait nous aider à comprendre comment l’homme pourrait faire face à l’exploration spatiale de longue durée.

Leurs travaux, publiés le mercredi 30 Novembre 2011 sur Interface, une revue de la Royal Society, a montré que dans l’espace C. elegans se développe dans l’espace de l’œuf à l’âge adulte et se reproduit de la même façon que sur ​​terre. Cela en fait un système idéal et rentable pour l’étude expérimentale des effets de longue durée et, en particulier, ceux de l’exploration spatiale lointaine.

En Décembre 2006, une équipe de scientifiques dirigée par le Dr Nathaniel Szewczyk de la Division de physiologie clinique à School of Graduate Entry Medicine, testait 4000 C. elegans dans l’espace à bord de la navette spatiale Discovery.

Les chercheurs ont réussi à contrôler l’impact de l’orbite terrestre basse (L.E.O.) sur 12 générations de C. elegans au cours des trois premiers mois de leur voyage (de six mois) à bord de la Station Spatiale Internationale (I.S.S.). Ce sont les premières observations du comportement des C. elegans en orbite basse.

Le Dr Szewczyk a déclaré : “Un bon nombre de scientifiques conviennent que nous devrions coloniser d’autres planètes. Bien que cela ressemble à de la science-fiction, il est un fait que si l’humanité veut éviter l’ordre naturel d’extinction alors nous devons trouver des façons de vivre sur d’autres planètes. Heureusement, la plupart des agences spatiales du monde entier se sont engagées à atteindre cet objectif commun”.

“Bien que le sujet puisse sembler surprenant, beaucoup de changements biologiques qui se produisent pendant les vols spatiaux affectent de la même manière les astronautes et les vers. Nous avons pu montrer que les vers peuvent croître et se reproduire dans l’espace, assez longtemps pour atteindre une autre planète et que nous pouvons surveiller à distance leur santé. En conséquence C. elegans est une option rentable pour découvrir et étudier les effets biologiques des missions lointaines. Finalement, nous sommes maintenant en mesure de faire croître et d’étudier à distance un animal sur une autre planète.”


De nombreux experts estiment que la survie ultime de l’humanité dépend de la colonisation d’autres corps planétaires. Mais nous faisons face aux principaux défis associés à l’exploration spatiale à long terme. L’exposition aux radiations et à la détérioration musculo-squelettiques sont pensés pour être deux des principaux obstacles à une habitation réussie au-delà de LEO.

Le C. elegans a été utilisé sur Terre pour nous aider à comprendre la biologie humaine; maintenant il pourrait nous aider dans nos recherches sur le développement de la vie sur Mars. C’est le premier organisme multicellulaire dont la structure génétique a été complètement cartographiée et plusieurs de ses 20.000 gènes remplissent les mêmes fonctions que celles des humains. Deux milles de ces gènes ont un rôle dans le développement de la fonction musculaire et de 50 à 60 pour cent d’entre eux montrent des évidences proches de leurs homologues humains.

Le Docteur Szewczyk n’est pas un débutant du vol spatial – c’est sa troisième mission avec ces organismes. Dr Szewczyk et son équipe de Nottingham ont collaboré avec des experts de l’Université de Pittsburgh, l’Université du Colorado et de l’Université Simon Fraser au Canada, pour développer un appareil compact automatique de système de culture des C. elegans, contrôlable à distance pour observer l’effet des toxines environnementales et le rayonnement en vol.

Dr Szewczyk a expliqué que les “vers nous permettent de détecter des changements dans la croissance, le développement, la reproduction et le comportement en réponse aux conditions environnementales telles que des toxines ou en réponse à des missions dans l’espace lointain. Étant donné le taux élevé d’échec des missions pour Mars, l’utilisation des vers nous permettra de faire cela en toute sécurité et relativement bon marché, puis de tester des systèmes de satellites avant les missions habitées”.

La mission spatiale de 2006 qui a conduit à cette dernière recherche, fut suivie d’une quatrième mission en Novembre 2009, dont certains des résultats de la mission de cette année ont été publiés en 2011 dans la revue PLoS ONE: http://tiny.cc/plosonespacemission

Ensemble, ces deux missions ont établi que l’équipe n’est pas seulement en mesure d’envoyer des vers en direction d’autres planètes, mais aussi de procéder sur eux à des expériences aussi bien durant le trajet qu’une fois arrivés. Plus de résultats, y compris un mécanisme d’auto-réparation des muscles, devraient être publiés prochainement.


Traduit de l’article original de EurekAlert, par Sébastien B. Soutenu par Serge G.

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Sébastien BAGES
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Sébastien BAGES

Plus de trois années de travail passionné sur Civilisation 2.0 Actus, et fondateur de l'association Civilisation 2.0, je mets à contribution mon expertise de veille technique et scientifique, mon analyse de chef de projet, mon engouement pour la science et ses outils, et mon expérience dans le développement stratégique afin d'offrir à tous ce qui en résulte.

Un commentaire
  • Des vers microscopiques pourraient détenir la clé de l’installation de la vie sur la planète Mars | Civilisation 2.0 | Scoop.it 6 avril 2012 à 0h10

    […] civilisation2.org – Today, 1:10 AM […]

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