L’école est-elle devenue obsolète ?

L’école est-elle devenue obsolète ? 623 279 Sébastien BAGES

Il n’existe pas une école, il en existe énormément, mais toutes fondées sur des principes et des valeurs obligataires dont la propagation et l’évolution tirent sur ces mornes leçons toujours distribuées sur Canson.




À l’heure de la rentrée des classes pour la majorité, nous verrons dans cette tribune la création de l’école, ce qu’il en est de l’école aujourd’hui, la façon dont l’apprentissage émerge, les ressources que vous pourrez consulter ayant servi à constituer cet article, et bien sûr notre conclusion épique.

L’institution se déclare et désire des individus neutres & identiques, avec des objectifs à court terme, toujours dépendante de l’ambition et des réalités qui sont contemporaines aux décisions. Or, que ce soit la France dont l’école se crée suite aux besoins de l’accroissement de l’industrialisation et à la revanche pour la restitution de territoires, ou encore du désir Britannique de contrôle d’un empire administratif, ses défis ont émergé suite à des besoins particuliers.

Comme l’exprime très bien Sugata Mitra, l’école n’est pas en faillite, elle fonctionne même très bien, son problème est qu’elle est maintenant obsolète, issue d’une autre époque où l’absence d’instantanéité de la communication nécessitait une formation correspondant à la diffusion de décisions, qu’elles soient bellicistes, administratives, économiques, stratégiques,…

Ainsi, comme toujours, nous sommes face au futur. À nos côtés, le présent reflète déjà l’obsolescence et la sénescence de l’Éducation nationale, d’empire, militariste alors que nous sommes dans un monde connecté, de partages d’informations instantanés, pacifique, dématérialisé, empli d’individualités (en opposition à individualisme).
Tandis que le présent de l’enseignement n’est plus conforme depuis au moins trois décennies, le futur qui s’annonce rend vecteur le nomadisme, le partage, les échanges, la cybernétisation, et sans aucun doute tout un tas d’autres éléments dont nous n’avons pas connaissance.

 

La création de l’École

ecole_ferry

Donc, il n’existe pas une école, il en existe énormément, mais toutes fondées sur des principes et des valeurs obligatoires découlant et évoluant de faits et de conceptions historiques.

Ici sera question de l’École de Ferry à aujourd’hui, ces écoles présentées comme des légendaires salvatrices du et des peuples de France et de Navarre.

L’école est débattue très tôt, dans une recherche de séparation de l’Église et de l’État après la seconde Commune de Paris, par l’entrée de la République au lendemain de deux évènements qui changeront le visage de la France : la guerre franco-prussienne et la troisième République.

Ces deux évènements arrivent dix ans avant la Loi Ferry. Tout d’abord on installe un gouvernement non belliqueux suite à la perte de la Grande Guerre et de l’Alsace-Moselle. Pendant dix ans les groupes politiques Républicains vont faire de grands efforts de déstabilisation des royalistes et des conservateurs, deux groupes très proches de l’Église. Ils arrivent au pouvoir en 1879 suite aux législatives, et c’est là que Jules Ferry devient Ministre de l’Instruction Publique et instaure en 1882 l’École laïque, gratuite et obligatoire (aujourd’hui, l’école n’est plus obligatoire, c’est l’instruction qui l’est : Article L131-1 du Code de l’Éducation).

D’autre part, la Révolution industrielle française ralentit alors que tous les pays sont en phase de décollage, et l’une des raisons était qu’il n’y avait pas une doctrine étatique française, mais des dizaines où chaque région ou comté avait sa spécificité de langue, de tradition, de savoir-faire, de direction, d’emblèmes, (…), en d’autres termes, il n’y avait pas de réel engouement patriotique populaire de la République Française. Malgré le décret de l’Instruction Publique du 27 janvier 1794 pour faire du français la langue d’État, on traîne des pieds.

Les écoles pré-Ferry souhaitent conserver une identité locale forte, et une identification à un tronc commun latin pour l’universalité. Toutefois, les industriels commencent à faire fortement pression en mettant l’accent sur le manque évident de main-d’œuvre en France avec des pertes colossales face à l’ennemi historique anglais que l’on est forcé de rejoindre.

Donc les vecteurs sont la honte de n’avoir pas un pays unificateur avec une identité nationale, une industrie compétitive puissante et une population formée à la reproduction de schémas.

La Loi Ferry crée alors l’École sur quatre fondations :

  • Mettre en place un système éducatif national qui pourra régir les voies à suivre, transversales à tous les autres domaines politiques et économiques ;
  • Faire de chaque individu un citoyen Républicain en rejetant tout autre système afin de forcer à un chemin de pensée unique ;
  • Obliger au patriotisme, préparer à la revanche contre la Prusse (devenue l’Allemagne – donnant lieu à la Première Guerre Mondiale) et établir une unité nationale inflexible ;
  • Concevoir des citoyens formés et orientés, pour qu’ils soient prêts à coopérer dans n’importe quelle situation de stress social.

 

Fort Liezele - © Passion Carabinier Belge

Fort Liezele – © Passion Carabinier Belge

Les structures elles-mêmes des écoles, l’architecture, sont pensées et imaginées sur le modèle des casernes militaires avec un couloir allongé et des rangées de salles numérotées. L’organisation y est chronométrée, la cloche sonne la standardisation, les mouvements de groupes sont orchestrés et gérés suivant le rythme militaire, tout comme la façon de se croiser dans un couloir ou de quel côté marcher dans une cage d’escalier.

Les enfants en classe doivent disposer d’une zone de confort restreinte afin de contrôler chaque mouvement. En conservant la proportionnalité, l’enfant occidental scolarisé dispose d’un espace inférieur à une poule élevée en batterie. Toutes les libertés sont interdites, y compris jusqu’au rythme de défécation – qui est également contrôlé.

La nourriture est distribuée à la chaîne, suivant le modèle du ticket de rationnement, par un service alimentaire ayant pour stratégie d’organisation la même que pour les ruminants de grands élevages. Le temps de prise de nourriture est compté, de même que la quantité qui est portionnée.

Les premiers types d’enseignements sont censés mimer l’organisation systémique : enseignement primaire, secondaire et supérieur (ou tertiaire). Le primaire se doit de concevoir des jeunes sachant compter, lire et écrire afin que si une guerre venait à se déclarer, ils soient prêts à assister leurs aînés/pairs et comprendre les ordres – quel que soit le support utilisé. Le secondaire a pour objectif de servir l’industrie en gardant à l’idée la finalité du premier type. Le supérieur sert à choisir et à faire apprendre des morceaux de textes amicaux à ce que la République est, à un instant donné, dans l’objectif de conserver le creuset des valeurs décidées, en plus des capacités données par les premiers et seconds types.

 

L’École aujourd’hui

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L’École d’aujourd’hui a essayé tant bien que mal de se construire et d’évoluer face à la société philosophique qu’elle essayait de promouvoir, mais aussi de coller à la politique d’intégration du second cycle où le prolétariat pouvait produire de la richesse.

Or, cette époque est révolue. Nous savons tous que le secteur primaire et secondaire a fait faillite, et que la majorité est actuellement remplacée par la machine. Le secteur tertiaire subit également cette même transformation avec des services pour la plupart assurables par la cybernétique. Et depuis peu, même les directions d’entreprises et les journalistes peuvent être remplacés.

Alors l’institution est devenue un lieu de culte. Elle ne favorise plus la cohésion nationale car sa dynamique est la polarisation dès qu’une nouvelle politique émerge. Elle ne favorise plus l’insertion car l’emploi pour lequel elle prépare les individus a tout simplement disparu. Elle favorise la croyance en les considérant comme possible.

L’École a pour l’une de ses fondations, et pour cause, l’égalité face à l’éducation. Bien que cela doive faire frémir toute personne dotée d’un sens critique et éthique puisque galvanisant l’eugénisme intellectuel, elle a également aujourd’hui échoué à cela. L’École est devenu le lieu des plus forts clivages.
Tout d’abord parce qu’une école centralise une population dépendant de la zone géographique. Ensuite, le système militaire de classification, puis le tri tayloriste par notation valorisent la disparité au sein d’un lieu. Si cela était parfaitement fonctionnel en un temps où il fallait plusieurs jours pour rallier d’un bout à l’autre la France en voiture, aujourd’hui, à l’heure où l’on peut joindre Paris-New-york en une seconde d’un clic, cela paraît totalement archaïque.

L’École, que nous fassions succéder le terme par républicaine, nouvelle ou contemporaine, est devenue obsolète. Pire, elle est l’antithèse de ce qu’elle défend et de son origine. Ses ambitions de départ, que l’on pense bonnes ou mauvaises mais dépendant de l’esprit de l’époque, sont présentement létales. Son matérialisme n’est plus et a été remplacé par de fortes croyances et obsessions. L’acquisition des savoirs qu’elle désire porter est obsolète, ses valeurs sont irrationnelles, et sa quintessence s’est modulée en fascisme.

Si des écoles fonctionnent, écoles que l’on appelle alternatives, ce n’est pas grâce à leurs méthodes, mais plutôt malgré elles. Car l’idée d’un ascétisme militaire, ou d’un dispositif émanant (animiste ?) de savoirs n’existe pas, ou plutôt nous ne sommes plus dans cette configuration sociétale. La perpétuation de ces idées place toute méthode de stratégie, tendant au tronc commun, comme fondement même du raté de l’éducation nationale.

En vertu de notre monde actuel, en faveur du monde de demain, qu’il soit virtuel ou non virtuel, ou les deux, nous ne devons pas seulement repenser les techniques, mais le fondement de la réflexion et de l’apprentissage humains.

 

Fondations de l’émergence de l’apprentissage

connaissances

Il est donc plus que toujours essentiel de trouver ce qui fonde aujourd’hui pour demain l’émergence de l’apprentissage d’un être humain. Comment apprenons-nous ? Est-il nécessaire d’acquérir des savoirs ? L’esprit critique et rationnel tant inspiré par la démarche républicaine peut-elle s’enorgueillir de nouveaux accès ?

Voici neuf points, neuf propositions pour tendre sur l’émergence de l’apprentissage :

  1. Un élément complètement nouveau (question hors des connaissances possibles de l’enfant, matériel inconnu, processus singulier,…) ;
  2. Une absence d’ingérence, d’élément perturbateur externe qui pousserait ou expliciterait à l’individu sa direction, ou donnerait des réponses même infimes ;
  3. Ne plus être un supérieur-enseignant, mais un accompagnant-motivateur par des expressions courtes, non ambiguës, et positives ou neutres (positive : wow, super, c’est génial,… ; neutre : comment tu fais ça, c’est quoi, ça vient d’où,…) ;
  4. Un environnement riche en matériels, non limité au domaine de l’élément nouveau ;
  5. Des changements d’environnement ponctuels ou réguliers permettant d’accroître les possibilités d’expériences et d’expérimentations ;
  6. Une impulsion. L’impulsion peut être donnée par l’élément nouveau ou par l’amorçage de l’élément nouveau tel que : « Voici un appareil que j’avais quand j’étais petit, je ne me rappelle plus ce que c’est. J’ai beaucoup de travail et j’aimerais que tu m’apprennes comment cela fonctionne lorsque tu te sentiras prêt à le faire » ;
  7. Surtout, il est important qu’il n’y ait pas d’objectif en gain, les fameux jetons de Skinner. L’objectif doit être le partage des résultantes, ou la continuité de la découverte, ou les deux. Dans le cadre d’un travail en plusieurs groupes, les résultats doivent être fusionnés autant que possible afin de supprimer l’effet de compétition au profit de la coopération ;
  8. Amener à des décisions plutôt qu’en prendre peut être très fonctionnel. Il s’agit donc d’utiliser une méthodologie scientifique ou d’ingénierie pour obtenir des résultats pertinents ;
  9. Il est nécessaire pour les enfants de sortir du cadre communautaire afin de comprendre l’universalité des éléments. Multiplier les connexions entre les centres d’enseignement, physiquement ou de manière dématérialisée est une manière de transcender la vision locale de leurs expériences. Plus l’enfant voit le monde, plus le monde est visible aux yeux de l’enfant. En soi, l’usage de la théorie des réseaux serait un gain positif pour l’avenir.

 
Ces constats particuliers sont basés sur la documentation suivante :

 

Basés sur les recherches suivantes

Problématiques scolarisantes et examens comparatifs :

  • Par Marina Julienne, produit par Cinétévé et Public Sénat
    [toggle title= »L’école à bout de souffle »]

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  • Documentaire de la série Xenius, diffusé par Arte
    [toggle title= »Quel modèle pour l’école idéale ? »]

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  • Marion Cuerq (française, fille au pair vivant en Suède)
    [toggle title= »Si j’aurais su… je serais né en Suède »] Source : http://www.oveo.org/si-jaurais-su-je-serais-ne-en-suede/[/toggle]
  • Par Amy Rathbone, étudiante de dernière en journalisme à l’Université de Technologie de Sidney
    [toggle title= »L’instruction informelle: Une vraie éducation ? (anglais) »]
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  • Par Jérôme Lambert et Philippe Picard (ext), production Flach Films Production & France Televisions
    [toggle title= »Mourir pour la Patrie, de l’École aux tranchées »]
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  • Bakounine – Intellectuel libertaire Russe, révolutionnaire, philosophe (théoricien de l’anarchisme)
    [toggle title= »L’instruction intégrale »]
    Audio : https://www.youtube.com/watch?v=o-wakEwAtCQ

    Télécharger : bakounine, l’instruction intégrale
    [/toggle]
  • Albert Jacquard – Célèbre chercheur, écrivain, humaniste, philosophe, politologue,…
    [toggle title= »La vraie intelligence »] [/toggle]

 
Solutions et hypothèses :

  • Jacque Fresco – Designer industriel, inventeur, futuriste, écrivain, promut comme l’égal de DaVinci
    [toggle title= »Enseigner la créativité »]

    [/toggle]
    [toggle title= »Ce que le futur nous réserve »]

    [/toggle]
    [toggle title= »Conférence de Londres »]

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  • Bernard Kleindienst – Réalisateur – Les Films de l’Interstice 1997
    [toggle title= »Les enfants de Summerhill »] [/toggle]
  • Sugata Mitra – Chercheur en éducation et en technologie de l’éducation
    [toggle title= »Comment les enfants s’instruisent ? »] [/toggle]
    [toggle title= »L’apprentissage autonome de l’enfant »] [/toggle]
    [toggle title= »Construire une école dans le Cloud »] [/toggle]
    [toggle title= »École dans le Cloud »] Source : https://www.theschoolinthecloud.org/[/toggle]
  • Claudia Renau – Enseignante d’histoire et de géographie dans le secondaire pendant quinze ans
    [toggle title= »L’apprentissage informel expliqué à mon inspecteur »] Acquérir l’ouvrage[/toggle]
  • Sir Ken Robinson – Consultant sur les techniques de l’enseignement pour le gouvernement britanique, écrivain et enseignant
    [toggle title= »L’école tue la créativité »] [/toggle]
    [toggle title= »Amener une révolution de l’éducation »] [/toggle]
    [toggle title= »Changer le paradigme de l’éducation »] Source : http://www.ted.com/talks/ken_robinson_changing_education_paradigms Animation :
    [/toggle]
    [toggle title= »Comment échapper à la Vallée de la mort éducative »] [/toggle]
  • Adora Svitak (12 ans) – Écrivaine, poétesse, blogueuse de talent depuis ses neufs ans
    [toggle title= »Ce que les adultes peuvent apprendre des enfants »] [/toggle]
  • Marie-Laure Viaud – Docteur en Sciences de l’Éducation
    [toggle title= »Une école différente pour mon enfant ? »] Acquérir l’ouvrage[/toggle]
  • Conrad Wolfram – chercheur en technique éducative, chercher en mathématiques
    [toggle title= »Enseigner aux enfants les mathématiques réels avec les ordinateurs »] [/toggle]
  • Diana Laufenberg – Enseignante en Histoire de l’Amérique à l’Académie des Enseignants en Science
    [toggle title= »Comment apprenons-nous ? De nos erreurs. »] [/toggle]
  • Ali Carr­Chellman – Institutrice de premier cycle
    [toggle title= »Jouer pour réengager les garçons dans l’apprentissage »] [/toggle]
  • Catherine Baker – Écrivaine libre penseure
    [toggle title= »Insoumission à l’école obligatoire »] Acquérir l’ouvrage[/toggle]
  • Salman Khan – Fondateur et Directeur de la Khan Academy, ingénieur du MIT, diplômé de Harvard
    [toggle title= »Servons-nous de la vidéo pour réinventer l’éducation »] [/toggle]
  • Jane McGonigal – Directrice R&D de l’Institut pour le Futur, Fondatrice de Gameful
    [toggle title= »Les jeux-vidéo peuvent construire un monde meilleur »] [/toggle]
  • Nicole Bacharan – politologue, historienne, écrivaine, diplômée de Science-Po, de la Sorbonne et du Collège d’Europe, Chercheure à Science-Po et à l’Université Stanford – Dominique Simonnet – journaliste, écrivain et éditeur, enseignant et chercheur en journalisme scientifique
    [toggle title= »Le livre de Némo »] Acquérir l’ouvrage[/toggle]

 
Réflexions :

  • Jacque Fresco – Designer industriel, inventeur, futuriste, écrivain, promut comme l’égal de DaVinci
    [toggle title= »La prospérité sans en payer le prix »] Acquérir l’ouvrage[/toggle]
  • B.F.Skinner – Psychologue et philosophe, élu comme l’un des psychologues les plus importants du XXème siècle
    [toggle title= »Science et Comportement Humain »] Acquérir l’ouvrage[/toggle]
  • Michel de Pracontal – Journaliste scientifique, maîtrise de mathématiques, doctorat en sciences de l’information
    [toggle title= »L’imposture scientifique en dix leçons (conclusion à la Leçon 9: Quel est l’âge du capitaine?) »] Acquérir l’ouvrage[/toggle]
  • Les plus grandes écoles du monde préfèrent les personnes qui se sont instruites de façon autonome et/ou non-scolaire
    [toggle title= »Administrateur d’Online College – Le guide aux enfants instruits en domicile pour entrer dans les universités (prestigieuses) »] Source : http://www.onlinecollege.org/2012/06/11/the-homeschoolers-guide-to-getting-into-college/[/toggle]
    [toggle title= »Matt McGann – Directeur des admissions au MIT – Le MIT facilite l’accès aux Homeschoolers »] Source : http://mitadmissions.org/blogs/entry/homeschooled_applicants[/toggle]




 

Conclusion

Finalement, tout le monde peut apprendre, l’apprentissage est une faculté innée de la condition humaine. Apprendre signifie que d’une part nous sommes aptes à reconnaître des objets, et d’autre part, nous savons les assembler pour concevoir une nouvelle structure.

Apprendre n’émerge que grâce à l’instruction, jamais personne ne peut être éduqué à quelque chose, sinon temporairement, à très court terme.

Ce que les individus apprennent n’est que le fruit supposé que l’information provient de leur démarche et qu’elle est volontairement induite par l’environnement, pour l’environnement de la personne et à destination des autres. L’apprentissage est une condition de reprogrammation volontaire au travers de l’ensemble de nos facultés sensitives.

Les écoles sont donc aujourd’hui inopérantes car elles ont réalisé leurs objectifs par le passé aujourd’hui transmis aisément aux descendances sans l’aide de sa structure.

Je laisse tirer cette fin à Sal Khan, Fondateur de la Khan Academy, une école dématérialisée universelle en ligne :

About the author

Sébastien BAGES

Plus de trois années de travail passionné sur Civilisation 2.0 Actus, et président de l'association Civilisation 2.0, je mets à contribution mon expertise de veille technique et scientifique, mon analyse de chef de projet, mon engouement pour la science et ses outils, et mon expérience dans le développement stratégique afin d'offrir à tous ce qui en résulte.

4 commentaires
  • Une gageure relevée que de produire du quasi exhaustif en quelques lignes sur un sujet aussi générique.
    Perso j’aurais rajouté un petit « speech » sur l’entrée des crédits, orientations de savoirs et recrutements par les corporations dans ce que l’on nomme l’école contemporaine, qu’elle soit républicaine laïque ou privée.
    D’où le « qu’apprenons-nous » en plus du « comment apprenons-nous ».
    Mais….c’est vraiment pour dire de trouver à redire 😉

  • Ha, quelle approche très scientifique et pragmatique de l’école….
    Et que faites vous de l’apprentissage du travail collaboratif, ou l’apprentissage de la citoyenneté et de la civilité, ou même encore plus généralement et simplement, l’apprentissage de la sociabilité??
    Ah ben oui, ici on cherche à descendre l’école en parlant de connaissances, et on confond instruction et éducation…

    Peut être que justement, l’école fait face bien avant le reste du monde, aux problèmes de la société d’aujourd’hui, et que sans elle nous serions déjà tous remplacés par des machines, puisque, vous l’avez dit vous même, c’est déjà possible…

    • J’en fais que vous devez bien mal connaître votre sujet, pour penser que hors l’école point de salut social. Demandez donc aux parents instruisant leurs enfants en famille, ou mieux, à ces fameux enfants aujourd’hui adultes (ou si cela vous est trop difficile, aux études qui l’ont fait pour vous), et vous constaterez que la socialisation, la notion de coopération (plus que collaboration, trop péjorative), la notion de citoyenneté… ne sont pas l’apanage de l’école, qu’elles se déroulent même mieux hors de ses murs 🙂

  • Du  » par coeur  » , des croix , des retenues , des humiliations , des profs tyrans ( à part quelques perles rares ) le perfectionnisme , les nons droits à l’ erreur…….mais aucunes  » gourmandise d’ apprendre  » = Système SAPE = décrochage et triche ! L’ éducation Nationale est à revoir de A à Z !

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